Brexit n’est pas Brexit

AstresNet.org | lundi 27 juin 2016 | par Marc Cerbère

Dès le résultat du vote populaire au Royaume-Uni, fête ou défoulement d’une majorité, écumant tel l’hystérique, par référendum [consultatif] [1] du 23 juin 2016, au petit matin du 24 le « Leave » l’emportait avec pour slogan « Brexit » ; c’était entendu, l’Europe vivait un « événement historique », un terme souvent utilisé, car vendeur.

Sur le fait les « unes » des journaux titrèrent à grande cadence - c’est leur métier -, les chaînes de télévision relayèrent l’information, outre les commentaires divers des observateurs, entre constat, critique et dépit, et tous conclurent, peu ou prou, à la sortie inéluctable du Royaume-Uni de l’Union Européenne, statut particulier et privilégié - surtout pour les Anglais - que nombre d’électeurs du « Brexit » ignorent dans le détail ; ils ont perçu, à tort ou à raison, des « menaces » pour leur quotidien, lesquelles ont été largement appuyées par les leaders pro-Brexit.

Et l’on vit même des « sortants » comme Merkel, Hollande, Obama, et quelques autres, dont le pâlot nantais, réintégré ministre des Affaires Étrangères, J. M. Ayrault, chantre de la langue allemande, relayer faits et conséquences de ce référendum, chacun selon son tempérament et ses espoirs électoraux, et pire encore dans l’exaltation du verbe, M. Macron, ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, grand ordonnateur de la ligne politique économique de M. Hollande, fraîchement converti au « social-libéralisme », déclarer sur RTL la « fin d’une Europe ultra-libérale » ; on se retient d’éclater de rire, surtout venant de cet ex-banquier reconverti à la politique cosmétique. Mais, déjà Albion réclame du temps au temps.

D’un autre côté, « Remain ou Leave » - « Rester ou Partir » - personne n’a constaté une décision immédiate dans la bouche des leaders politiques britanniques, ni à gauche ni à droite ni des partis pro-Brexit, pour dénoncer l’Union Européenne, et donc pour appuyer sur le bouton de l’art. 50 [2] de l’Europe, i.e., en clair, « l’officialisation » du départ du R.U de l’UE [3].

Et, on a même entendu quelque arrangement avec la réalité des choses, surtout la vérité - les faits à venir - du côté des leaders pro-Brexit, savoir, pour résumer les propos, que ceux-ci ne pourraient pas appliquer ce qu’ils avaient promis lors de la campagne du référendum, et le contenu de leurs aveux n’est pas mince ; d’où la soumission [verbale] d’un Boris Johnson, disant : « Rien ne presse pour l’art. 50 de l’UE... comme l’a dit le Premier ministre, D. Cameron. »

Or, s’il s’agit bien d’une « victoire » - elle l’est dans les urnes, c’est incontestable - , pourquoi un délai, une réflexion, bref ces velléités ? Qu’est-ce à dire ? Négocier.

Figure astrologique de la Monarchie britannique

Cette figure de la Monarchie britannique [25 décembre 1066], que nous avons citée sans l’afficher dans l’article du 4 mars 2016, « Pas de Brexit », est éloquente, savoir :

— Un orbe de conjonction Jupiter-Saturne [Europe] est présent, les planètes étant rétrogrades [peut-être que cela signifie l’Europe « à reculons » ?] ;

— Au moment du référendum, Jupiter céleste est en conjonction avec le Saturne de la figure, outre que la planète est en état de retour cyclique [tous les douze ans environ], et que Pluton céleste en conjonction avec Mercure, le tout sous un trigone céleste Jupiter-Pluton [exact le 26 juin].

Comment penser que le Royaume-Uni va réellement quitter l’Union Européenne avec de telles interactions planétaires ? « Vous êtes dans le déni ! », diront certains. Non, ce n’est pas notre genre, et pour tout dire le destin des Anglais nous importe peu. En revanche, la saisie du symbolisme, oui.

Conséquemment, nous maintenons ce que nous avons écrit du maintien du R.U dans l’UE, et il faudra y voir l’ajout d’une malice [délai, discussions informelles, négociation, ou autre situation, pour apprécier le référendum, voire le contourner] ; bref, Brexit n’est pas Brexit [sauf bien sûr les secousses immédiates du vote Leave] - même si nous avons évidemment constaté le vote des pro-Brexit, comme nous avions d’ailleurs constaté le vote du non des Français au référendum pour la Constitution européenne en 2005 ; la suite, on la connait. Toutefois, si nous concédons une erreur d’appréciation quant au résultat du vote référendaire, il faut aussi admettre qu’un prévisionnel affirmant un maintien du R.U dans l’UE peut difficilement écrire le contraire de ce qu’il propose, et donc tout naturellement nous avions opté pour le vote « remain ».

It’s a long way.

Marc Cerbère - ®AstresNet
lundi 27 juin 2016

Notes

[1non contraignant, qui n’engage pas les autorités - mais quand même la politique et les politiciens

[2Et quand bien même celui-ci serait invoqué [le verbe à son sens...],puis traduit dans les faits, il serait révocable à terme...

[3Et en ce cas, ce ne serait qu’une première étape et aussi longtemps que les négociations n’aboutissent pas, il n’y a pas de réel Brexit, d’autant que certains commentateurs insinuent qu’un « plan B » serait disponible au cas où - Note commentée d’après des sources presse.


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