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Neptune dans les Poissons au rivage de 2026

AstresNet.org | samedi 19 novembre 2011 | par Marc Cerbère


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Après une incursion dans le signe des Poissons dès le 4 avril 2011 et une étape de rétrogradation du 3 juin au 9 novembre, Neptune franchit à nouveau les Poissons le 3 février 2012 pour s’y maintenir, entre périodes de rétrogradation, jusqu’au 26 janvier 2026.

De Poséidon à Neptune, dieu maritime et menaçant

« De même que le Ciel, le Soleil ou la Lune, l’Eau à été personnifiée dans la mythologie. Neptune (Poséidon) fils de Saturne et frère de Jupiter, est un dieu des populations primitives de la Grèce et la divinités nationale des Ioniens. Neptune a reçu en partage la mer et pour les populations des côtes il est le grand dieu qu’on invoque avant tous les autres. Il inspirait une terreur profonde parce qu’on lui attribuait les commotions du sol et quant il survenait un tremblement de terre on cherchait à apaiser le courroux du dieu : un coup de son trident suffisait pour agiter toute la terre et la faire s’entr’ouvrir. Neptune était invoqué par les commerçants et les navigateurs qui lui demandaient non seulement de leur donner une bonne traversée mais encore de favoriser leur trafic. » (René Ménart - Mythologie dans l’art ancien et Moderne - Paris, page 119).

Neptune est parfois représenté en compagnie de Mercure - l’Hermès grec - (dieu du commerce) ou de Minerve - l’Athénée grec - (protectrice des artisans) - on le voit aussi en compagnie de Mars (l’Arès grec) dans les victoires de guerres maritimes, mais aussi « d’offensives commerciales », c’est dire l’importance du mouvement des affaires maritimes et du commerce dans l’esprit des peuples d’alors. Emprunt romain du dieu grec Poséidon, on s’aperçoit que les cultes, sacrifices, dédiés à Neptune renvoient au devenir des affaires plus qu’à l’élévation de l’âme - au sens chrétien du terme.

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Neptune

Le 8 du mois de décembre (8 de Poséidon dans le calendrier grec) chez les Grecs comme chez les Romains, on fêtait les Posidonies : fête de Neptune. Le mois de février (probablement une origine du culte grec des habitants d’Argos qui honoraient Neptune, mais aussi des cultes de l’eau et du déluge) et le mois d’août (les Consuales - le 18 selon Plutarque) étaient également consacrés à Neptune. [1]

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Offrande à Saturne

Les diverses fêtes romaines (feriae) et autres sacrifices aux dieux n’en appelaient pas moins à des intentions bien terrestres de l’ordre de l’espoir et de la possession. Par exemple, en décembre, du 17 au solstice d’hiver, c’était la fête des Saturnales - qui précédait la fête des Juvenales (la fête des jeunes gens - analogie avec les jours qui rallongent au solstice d’hiver : la nature qui rajeunit, qui renaît.) qui, outre mélanger esclaves et maîtres à la même table, à la même condition ou/et à l’inverse, avait pour sa partie religieuse motivation d’adresser des prières à Saturne, dieu de l’agriculture (Saturnus) et du temps (Cronos) : on le remerciait pour les récoltes du passé et on l’implorait pour un futur faste ; on lui offrait des poupées à forme humaine (Saturne - Cronos - dévorateur : le temps) afin que, rassasié, il ne s’en prenne pas aux humains et aux récoltes (double symbole :Saturnus et Cronos). Au mois de mars, c’est Junon Lucina, protectrice des grossesses, qu’honoraient les dames ; au mois d’avril avaient lieu les Vinales - en deux parties, l’une à Jupiter (Le vin d’avril est un vin de Dieu [2]) l’autre à Vénus (l’amour) où les femmes offraient des présents à la déesse pour s’assurer la beauté, l’art de plaire, la séduction, la faveur... [3]

Dans cette antiquité, source à laquelle - faut-il le rappeler ? - les astrologues puisent leur symbolisme, les sacrifices aux dieux étaient innombrables : de Mars (l’Arès grec) on sollicitait protection et victoire sur l’ennemi aussi bien en préparation de la guerre qu’en pleine bataille ; de Jupiter (le Zeus grec) - multiforme... - on réclamait : chance, fortune, victoire. C’était une façon de lutter contre les Parques (les Moires), c’est à dire la destinée. Les prêtres (les astrologues) n’en officiaient pas moins, confidents des dieux et guides dans le dédale des Parques.

Des dieux à Dieu, cultes et croyances s’adaptent

Les choses ont-elles changé de l’antiquité à nos jours ? Avec le monothéisme (un seul dieu : Dieu) Jupiter et son cortège d’autres dieux (polythéisme) n’ont plus de temple ouvert ni de cultes ni de sacrifices. Et les astrologues ne sont plus des prêtres, mais priés de s’inscrire auprès de l’Urssaf.

En revanche, au XXIème siècle le croyant est toujours appelé aux « intentions » vers Dieu en faisant dire une ou des messes.

« La messe peut-être demandée : en action de grâce pour des jeunes mariés, pour des noces d’or… ; pour un baptême, pour la venue d’un enfant, pour un anniversaire… ; pour un défunt ; pour un malade, une guérison, une personne en difficulté… ; pour une intention particulière (qui peut ne pas être précisée dans un souci de discrétion). »

Certains sites précisent que « l’intention de la messe » peut être pour « soi-même », sans qu’il soit besoin de préciser l’intention. Et il est même possible de faire dire une messe de la moisson à Férolles. La même paroisse, outre les intentions traditionnelles proposent même la messe d’intention visant à la réconciliation dans une famille...

Les honoraires de l’Eglise s’évaluent ainsi :

— Pour une messe, l’offrande s’élève actuellement à 16 €.
— Pour une neuvaine (célébration de 9 messes consécutives, 9 jours), il est proposé une offrande de 160 €.
— Pour un Trentain dit grégorien (célébration de 30 messes consécutives, 30 jours), l’offrande est de 560 €. Source

Pour les moins argentés, il est possible de « brûler un cierge » dans quelque église. Ce geste n’engage pas une messe, mais un prolongement de la prière ou de sa foi. Les sites avertissent que l’acte de brûler un siège ne saurait s’assimiler à quelque pensée magique, c’est à dire à de l’opportunisme ou de l’égoïsme.

« Allumer un cierge, c’est un acte de dévotion. Ce n’est pas un geste magique pour obtenir telle ou telle faveur. » Source.

On allait le dire. Comment en effet soupçonner tel ou telle d’une pensée égoïste dès lors que l’Eglise avertit ? Ce serait un péché. Oh ! la vilaine transgression.

Tout se passe, aujourd’hui et hier, comme si l’adresse au ciel, aux dieux, à Dieu et à ses saints, renvoyait inexorablement à la condition terrestre des humains, à la jouissance immédiate sinon à moyen terme. Exception faite, peut-être, des « prières aux morts », mais il reste à se demander si, priant la disparition d’un « être cher », on ne cherche pas davantage à épargner sur la pérennité de sa propre et future condition de mortel - inéluctable - plus qu’à conforter « la vie après la vie » du défunt en question.

Neptune découvert en conjonction avec Saturne

Les anciens traités d’astrologie sont muets sur Neptune dont la découverte remonte au 23 septembre 1846 sur les 26° du Verseau en conjonction avec Saturne (phase exacte le 4 avril, 5 septembre, 11 décembre 1846). Mais Neptune n’en existait pas moins dans le ciel, « l’énergie neptunienne » également. Le raisonnement qui consiste à ne pas tenir compte des influx de Neptune avant sa découverte dans un thème de naissance ou pour une recherche historique, au prétexte que sa révélation au monde serait le commencement de son influence, ne tient pas. C’est le même cheminement intellectuel primaire qui consisterait à penser que puisque Champollion (23 décembre 1790) n’avait pas déchiffré les hiéroglyphes avant 1822, l’écriture égyptienne n’existait pas avant dans sa densité, ses symboles, son histoire, son influence. Il y a cependant quelques « intégristes » tenants d’une Tradition astrologique - dont je ne suis pas sûr qu’ils aient approché ou assimilé la forme latine - qui persistent à ne retenir que les 7 planètes traditionnelles. C’est leur droit, mais c’est une étroitesse d’esprit, un côté gaga. Prédiront-ils une prochaine peste ? un choléra ? la montée des eaux ? Mars et Saturne n’y suffiront pas.

- Repères

— En Europe, c’est le terrible hiver de 1845-46 et un printemps 1846 pluvieux et calamiteux qui seront à l’origine de récoltes désastreuses et de la crise économique et sociale. En 1847, les choses empirent vers une dépression économique européenne généralisée. Cette période de 1846-47 sera à l’origine des révolutions de 1848 appelées « Le printemps des peuples ». Ce fut un échec, rapide. A Paris, en juin 1848, les ouvriers sont massacrés par l’ancienne alliée, la bourgeoisie.

« Le printemps des peuples » de 1848 est en corrélation avec le temps de la conjonction Saturne-Neptune de 1846. Mais Neptune était en Poissons en 1848 : ce « transit » a fait hésiter quelques astrologues, ceux-là estiment en effet que Neptune n’est pas de type révolutionnaire et qu’un orbe de conjonction Uranus-Pluton (Bélier) entourait la période (1ère phase exacte le 28 juin 1850). Ma foi, si le dieu Neptune est capable de provoquer des tremblements de terre, de soulever les eaux, il doit bien avoir la capacité de rassembler (lame de fond) une insurrection paysanne, ouvrière, surtout avec le précédent de la conjonction Saturne-Neptune de 1846 (crise, famine, désordres).

— Au niveau des « courants politiques », le socialisme d’époque révèle un penseur majeur, Pierre Joseph Proudhon (15 janvier 1809 - conjonction Saturne-Neptune en Sagittaire 1-6°) qui publia en octobre 1846 (reconduction céleste de la conjonction Saturne-Neptune) son oeuvre maîtresse « Le système des contradictions économiques ou Philosophie de la misère ». Proudhon est qualifié de « père de l’anarchisme » et les commentateurs résument souvent sa pensée à cette formule : « La propriété, c’est le vol ! » La situation actuelle des classes moyennes face aux excès du capital devrait encourager la (re) lecture de Proudhon - les pseudo-socialistes français en priorité.

Autre personnage, Karl Marx (5 mai 1818 - orbe de conjonction Uranus-Neptune au Milieu du Ciel), communiste, philosophe, économiste, auteur du « Manifeste du Parti communiste », publié en février 1948.

- Neptune et les valeurs de gauche

Le contenu du « Printemps des peuples » et les deux personnages historiques cités (Proudhon et Marx) renseignent sur la symbolique de Neptune et de la gauche. Mais il s’agit du socialisme et du communisme du XIXème siècle. Grand serait le risque d’assimiler le parti socialiste - sinon avec le masque qui cache la vraie nature des personnalités politiques modernes - avec cette gauche qui s’assimile à Neptune et à Saturne-Neptune. Le PS français est signé par une conjonction Jupiter-Uranus. Philippe Séguin le constatait déjà : « La social-démocratie, c’est l’acceptation du libéralisme échevelé avec, pour faire bonne mesure, quelques mots de regret. » [4].

Du symbolisme de Neptune

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Neptune

Notre visiteur connait peut-être assez bien la nature de Neptune écrite dans les « traités pratiques » d’astrologie moderne sans qu’il soit besoin de la répéter. Chacun y puisera la « substantifique moelle », comme on dit. S’y retrouvera-t-il pourtant lorsqu’il lira dans quelque ouvrage que Neptune s’assimile à la schizophrénie ? Voilà une affirmation bien savante, notre astrologue se mutant en psychiatre pour le besoin. Pour ma part, je pense qu’à trop brader les dieux, la sottise humaine et sa cohorte de sots ne sont plus loin.

S’imprégner du symbolisme de Neptune, c’est simplement visualiser toutes les analogies du monde de l’eau, de l’immensité de la mer, du flux et reflux des vagues, des profondeurs - du sondé à l’insondé -, du rivage au lointain, de la pleine mer à la basse mer - l’onde marée..., du calme à la tempête, de la perception sensorielle de surface aux profondeurs (perception intuitive - avoir du nez - ou plus loin, l’extrême sensibilité au milieu, au collectif : les antennes (pressentiment, visualisation, cliché mental). Etc.

- Neptune, l’essence de la foi

La civilisation gréco-romaine reconnait en Neptune (Poséidon) le dieu de la mer, des îles et des rivages - son commerce, les navigateurs - et un « dieu météorologique » capable du pire s’il est courroucé. L’époque moderne, grâce à des analogies judicieuses et pertinentes liées au signe des Poissons, comprend le christianisme - et l’Eglise catholique - comme relevant de Neptune et même du cycle Jupiter-Neptune. Pour ma part, après et avec d’autres, j’assimile Neptune à « l’essence » ou à « l’esprit » - au sens du « véhicule » -, sorte de lame de fond du dedans qui appelle à la foi. Et Jupiter à la transmission par la loi (les tables, les évangiles, l’enseignement). Le baptême est également en lien avec le symbolisme du signe des Poissons et de Neptune. Des références symboliques - qui dépassent la simple approche subjective - dans divers ouvrages de mythologie, traités des mythes et études archéologiques commentées, témoignent de cette corrélation.

Des lieux et des aspects de Neptune

Neptune peut se trouver en quelque lieu (maison) du thème de naissance mais en pratique son influence est plus sensible autour des angles du thème (AS, MC, DS, FC), et par conjonction - commencement - avec "x" planète.

Les aspects sont déterminants de la « qualité » de Neptune dans le thème de naissance. Ici encore, comme pour les lieux, la conjonction est prioritaire, l’opposition également.

Par exemple, si votre thème de naissance montre un carré Vénus-Neptune cela ne veut pas dire obligatoirement que vous serez trompé(e) ou que vous tromperez, ni que vos amours sont illusoires. En revanche, au cours de votre vie, en supposant que Neptune rencontre (transit ou direction) votre Vénus, la « plage » ou « marée affective » que vous allez vivre sera « sous caution » d’une éventuelle autre planète qui viendrait derrière ce passage de Neptune (ex : Saturne, Uranus, Pluton) sur le même point (Vénus). Cette nouvelle situation planétaire (cyclique) manifesterait alors soit un état de trouble, de crise ou de rupture. Vous pourriez dire alors : « Mince ! je n’ai pas de chance en amour ! Je me suis trompé(e) ! » En réalité, c’est moins vous ou le (la) partenaire qui est en cause (le choix) que le déroulé du processus cyclique. Le sachant, peut-on changer le cours des choses ? En matière émotionnelle, je n’y crois guère. Et j’y crois d’autant moins lorsqu’il existe encore du désir, de la sexualité. Evidemment, s’il n’existe plus rien de ce qui fait la rencontre d’un homme et d’une femme, sauf les « gamins » ou encore les petites affaires terrestres - argent, maison, situation... - alors on peut toujours attendre que la crise passe, intérioriser, intellectualiser, etc. - si elle passe et si ce n’est pas la santé qui « trinque ».

Du passage de Neptune sur un point-clé du thème astrologique

En règle générale, vu la lenteur de Neptune pour une révolution complète autour du zodiaque (165 ans environ), sa rencontre avec tel ou tel lieu (angle) ou avec « x » planète ne se constate pas à la petite semaine. Mais cela arrive pourtant et c’est alors un temps de « marée du devenir ».

Par exemple en conjonction sur une Lune c’est la vie intime (grossesse), familiale (foyer, habitat), privée (amour, couple) ou encore la vie publique (clientèle, commerce, public, célébrité) qui se manifeste ; sur Vénus souvent ce sera la séduction dans la chair (esthétique, amour) ou dans la sublimation (pub, image, oeuvre) ; sur le Soleil, l’influence concernera la mise en lumière sociale, les honneurs, nominations - parfois une « élection amoureuse » ; sur Saturne, un avancement dans une hiérarchie, un arrêt sur une recherche, des études, un cap pour l’ambition. Etc. Les angles (AS, DS, MC, FC) et le « glissement » de Neptune sur tel ou tel lieu ou « x » planète est également à retenir.

Et si vous n’avez pas de conjonction en vue ? Eh bien, il vous reste les autres « aspects », l’opposition notamment - et les autres planètes : il y en a quatre qui peuvent faire avancer le Schmilblick.

Marc Cerbère, 19 novembre 2011

Marc Cerbère - ®AstresNet
samedi 19 novembre 2011

Notes

[1] source : Ibidem.

[2] http://www.wikilearning.com/monografia/refranes_en_otros_idiomas/4566-1

[3] source : Ibidem.

[4] in Le Monde diplomatique, novembre 2011, page14


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