Bayrou incontournable au centre - 2012

AstresNet.org | jeudi 17 juin 2010 | par Marc Cerbère

Depuis un temps, la nébuleuse politique nommée « Centre » est agitée de secousses internes. Oh, ça n’a rien à voir avec un tremblement de terre, juste une tempête dans un verre d’eau ; c’est que la perspective de l’élection présidentielle de 2012 aiguise les appétits ; il faut dès à présent se positionner, « assurer ses arrières », se préparer à la soupe : elle sera bonne, pour sûr !...

Le Centre, une nébuleuse à découvrir

Le site politique du centre et du centrisme peut être consulté pour se cultiver. A la page « Florilèges de citations sur le Centre et le Centrisme » est rapportée, entre autres citations, la pensée de Maurice Duverger :

(...) « Toute politique implique un choix entre deux types de solutions : les solutions dites intermédiaires se rattachent à l’une ou à l’autre. Cela revient à dire que le centre n’existe pas en politique : il peut y avoir un parti du centre, mais non pas une tendance du centre, une doctrine du centre. On appelle « centre » le lieu géométrique où se rassemblent les modérés des tendances opposées : modérés de droite et modérés de gauche. Tout centre est divisé contre lui-même, qui demeure séparé en deux moitiés : centre gauche et centre droit. Car le centre n’est pas autre chose que le groupement artificiel de la partie droite de la gauche et de la partie gauche de la droite (…). Le rêve du centre est de réaliser la synthèse d’aspirations contradictoires : mais la synthèse n’est qu’un pouvoir de l’esprit. (…) L’histoire des centres illustrerait ce raisonnement abstrait : qu’on suive par exemple l’évolution du Parti radical sous la Troisième République, celle du Parti Socialiste ou du Mouvement des républicains populaires sous la Quatrième. Il n’y a de centres véritables que par superposition des dualismes : le MRP est politiquement à droite, socialement à gauche ; les radicaux, économiquement à droite, mystiquement à gauche, etc. » (...)
(Les partis politiques, Maurice Duverger, ed. Armand Colin)

Et celle de Maurice Block : [1]

(...) « En politique on désigne par le nom de centre la partie moyenne des assemblées législatives, c’est-à-dire ceux des membres de ces assemblées qui se tiennent à égale distance des représentants du passé, d’une part, et des promoteurs du progrès (réel ou supposé), de l’autre. (…) On parle d’un centre droit et d’un centre gauche, selon que ceux qui en font partie inclinent davantage aux idées anciennes ou aux idées nouvelles. » (...)
(Maurice Block / Dictionnaire général de la politique 1884)

Tous centristes, nos politiques ?

Non. Surtout l’homme politique qui cherche à s’installer durablement dans l’activité fort lucrative du fonds de commerce électoral - lui et quelques élus, députés, sénateurs, etc. - aux côtés des majors de droite ou de gauche.

Au-delà de la théorisation du centrisme qui peut se complexifier à tel point que l’aspirine ne sera pas de trop, se réclamer du Centre est facile : il suffit d’en appeler aux « valeurs », à « l’humanisme », et tâcher de ne pas se reconnaître trop vite, trop tôt, d’un bord l’autre : droite, gauche, quitte même à s’opposer - pas trop tout de même, ne nous fâchons pas ! ne sommes-nous pas les meilleurs ennemis ?

Le Centre ratisse large. Normal puisqu’il cherche à ramener à lui les égarés du prompt engagement politique de droite comme de gauche, et ce dans un souci de « juste équilibre » [2].

En astrologie, on peut assimiler le Centre politique au symbolisme (la source) du signe de la Balance à la recherche constante d’un équilibre, d’un compromis, capable d’entendre les deux sons de cloche, mais aussi terriblement hésitant dans les faits (l’engagement, le contrat, ses contours, etc.) - cela vient du souci des nuances attaché au signe, mais à la longue grand est le risque de la velléité, du « ni-ni » ou du « si-si »... [3]

Une citation, qui semble venir du trompettiste Erik Truffaz - d’après la source internet - résume assez bien l’état d’âme probable du centriste lambda : « Je ne sais pas ce que je veux, mais je sais ce que je ne veux pas ». C’est cet état d’esprit - ou posture - qui a permis à M. Bayrou de remporter un vif succès au premier tour de l’élection présidentielle de 2007, le « je sais ce que je ne veux pas » se ventilant par rejet de Ségolène Royal à gauche, de Nicolas Sarkozy à droite ; in fine, au second tour, la tendance majoritaire de ce Centre informel tranche à « sa » droite.

Bizarre tout de même que d’aucuns, experts, politologues, s’interrogent encore sur la question de savoir si la France est vraiment un pays pour le fond à droite. Ah oui c’est vrai, il faut pour que vive la démocratie laisser accroire que la gauche aurait quelque espoir de revenir aux affaires en 2012.

Bayrou incontournable au Centre en 2012

François Bayrou

François Bayrou est né le 25 mai 1951, 16 heures à Bordères. Pour l’essentiel, le signe de la Balance est levé (Ascendant), Vénus culmine - en orbe de conjonction avec Uranus en sortie de culmination - en Cancer, une conjonction Soleil-Mars est formée en Gémeaux, Mercure en « dispose » par le Taureau.

Cette Vénus à la culmination est sympathique : l’homme est bon. Mais son carré à Neptune est plus délicat : il tend à dissocier - conflit - l’ambition, la situation, l’image de soi - la conscience de sa valeur - au mode associatif, à un mandat, à un contrat social - sa lame de fond ; ainsi son impact séparateur aura joué dans le refus d’une alliance avec Ségolène Royal au second tour de l’élection présidentielle de 2007.

Quoi qu’on pense de M. Bayrou il faut reconnaître à l’homme politique du brio ; quitté par ses « amis » politiques, battu ou en résultats mineurs aux élections intermédiaires, M. Bayrou poursuit le chemin. C’est assez rare pour inspirer l’estime.

Certes, M. Bayrou « penche » tantôt à gauche puis à droite, ce qui fait dire à d’aucuns que, telle la girouette, il tourne au gré du vent. C’est que le Centre est soumis au scrutin majoritaire, de sorte qu’en finale la réalité l’oblige à se distribuer à droite ou à gauche selon l’adhésion profonde de l’électeur centriste. De fait, une partie de « l’élite » intellectuelle de notre pays en conclut que le Centre n’existe pas. C’est vrai, tant que la droite et la gauche domineront la vie politique. M. Bayrou se propose de changer la donne ; une vie, même « inspirée », suffira-t-elle ?

M. Bayrou va connaître, entre 2010-11, un « regain » de sa position militante - le MoDem - avec un Saturne en Balance qui va du trigone de sa Lune/Verseau et conjonction Soleil-Mars/Gémeaux à la conjonction à son Ascendant Balance ; mais le carré de ce même Saturne sur sa Vénus à la culmination « empêchera » le mandat présidentiel : échec. En outre, tant Jupiter qu’Uranus célestes seront à proximité de Jupiter de naissance en Bélier : M. Bayrou sera candidat à l’élection présidentielle.

Pour l’heure, M. Bayrou se défend de renouer avec M. Sarkozy, mieux à l’émission « Mots croisés » du 14 juin il accorde crédit à Dominique Strauss-Khan, ce grand absent de la vie politique française réelle mais néanmoins favori des sondages ; de quoi s’interroger, pour ses fans, sur ce nouveau grand écart.

Au vrai, « l’énigme » est facile à lever. D’une part, s’adresser au « virtuel » Strauss Khan c’est écarter de facto tout soupçon de connivence avec M. Sarkozy et c’est aussi avoir la certitude en soi que le patron du FMI ne reviendra pas pour concourir en 2012 ; surtout c’est un clin d’œil aux électeurs Strauss-khaniens, frustrés de l’absence du « sauveur », pour remplir de voix la besace démocrate au premier tour. M. Bayrou est tout sauf un naïf et un idiot, on l’aura compris.

Autres centristes en lice ?

Ce n’est pas ce qui manque, les existants, d’autres « potentiels » à venir. Mais à observer les figures de naissance des principaux centristes - ou apparentés -, les Hervé Morin (Nouveau Centre - 17 août 1961) , J. Louis Borloo ( Parti Radical - 7 avril 1951), etc. , aucun d’entre eux n’est en mesure « d’incarner » à l’extérieur un réservoir de voix capable de se reporter « après-coup » - second tour - sur le candidat de la droite. Quant à Jean-Michel Baylet (17 novembre 1946), à gauche, pour le PRG, il s’inclinera tôt ou tard.

Marc CERBÈRE - 17 juin 2010

Marc Cerbère - ®AstresNet
jeudi 17 juin 2010

Notes

[1ibidem source

[2sur le site politique du centre et du centrisme

[3Je ne dis pas que les natives ou natifs de la Balance sont « tous » comme ça. Non. Je relève la symbolique de « l’énergie » du signe.


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